Accompagner la dépression

(cet accompagnement ne se substitue pas à un suivi médical)

 

Qu'est-ce qu'une dépression?
 

La dépression peut être comparée à une maison abandonnée où toute expression de vie a disparu...

C'est un trouble de l'humeur créant une souffrance extrême, provoquée notamment par la perte du désir de vivre. 

L'existence s'effondre totalement. 

 

Le nombre de personnes atteintes de dépression est vertigineux; ainsi plus de 300 millions de personnes dans le monde souffrent de ce trouble de l'humeur avec une nette prédominance féminine et la France est première prescriptrice d'antidépresseurs. Sans compter que la dépression est la première cause de suicide.  
Des études menées aux Etats-Unis annoncent qu'en 2020 la dépression sera la deuxième cause d'invalidité derrière les maladies cardiaques.

D'après le DSM 5, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l'Association Américaine de Psychiatrie, les critères diagnostiques de la dépression sont les suivants, sachant que parmi les 9 symptômes cités, au moins 5 doivent exister depuis 2 semaines et l'un des deux premiers doit être obligatoirement présent:

  •  Une grande tristesse avec parfois des pleurs

  •  Une perte d'intérêt et du plaisir dans toutes les activités 

  • Un sentiment de dévalorisation et de culpabilité excessif ou inapproprié

  •   Des idées de mort ou de suicide récurrente  

  •   Un ralentissement psychomoteur

  •   Une fatigue (asthénie) souvent dés le matin

  •  Un trouble de l'appétit (augmentation ou réduction) avec une prise ou perte de poids

  •   Des troubles de sommeil (insomnie ou hypersomnie)

  •  Des difficultés attentionnelles de concentration et de mémorisation

A noter que tous les âges sont touchés par la dépression; les enfants et les adolescents n'y échappent pas, les personnes âgées non plus. La pression sociétale et la solitude sont des activateurs de dépression.

 

L'approche de la thérapie systémique et stratégique face à la dépression


NB: Elle ne se substitue pas à un diagnostic médical, mais propose un accompagnement thérapeutique efficace, et ce, en collaboration étroite avec les médecins et les psychiatres des patients.


Chaque cas de dépression est unique, car intrinsèquement lié à la personne en interaction avec son entourage, et au contexte dans lequel elle vit.

Toutes les tentatives de solution, aggravantes et contre productives, vont être stoppées et remplacées par le célèbre 180° de l'approche de l'école de Palo Alto.

Des prescriptions seront données au patient. A noter que dans la dépression, on ne commence que par des tâches d'observation, car le mouvement stratégique est de freiner.
La reformulation stratégique et recadrante du problème est indispensable pour faire cheminer le patient vers une petite graine de changement, un regard différent, "une différence qui fait la différence".

 

1) La première démarche du thérapeute est de "rejoindre" le patient dans sa souffrance, sans jugement et a priori. Rentrer dans sa vision du monde, construite et investie de ses ressentis propres, sensations et émotions, de ses croyances et du contexte dans lequel il vit. L'aider à identifier et clarifier ses symptômes dans une approche stratégique et métaphorique, car le patient est dans l’œil du cyclone et ne voit plus rien:

 

  • Avez-vous l'impression que votre avenir est bouché? Que vous vous enlisez dans des sables mouvants?

  •  Avez-vous renoncé dans vos actes, mais pas dans votre tête, ou avez-vous renoncé totalement?

  •   Êtes-vous déçu par vous-même, par les autres, ou par la société?

  •   Qu'est-ce qui vous fait le plus souffrir? La perte de tout désir, ou la peur de ne jamais pouvoir sortir du tunnel?

  •  Comment saurez-vous que vous allez mieux? Quelle est la première chose qui devrait changer?

  • Etc.

 

Il s'agit dans notre jargon thérapeutique de "problématiser" la situation, en allant chercher le fonctionnement de la dépression, et non pas le pourquoi. La recherche du "comment s'est construite la dépression", donne les rouages du fonctionnement du problème et ce qui le maintient, voire l'aggrave. (Nous le verrons plus tard avec les tentatives de solution).

De plus, donner du sens à l'état dépressif du patient, est un recadrage primordial qui permet de le déculpabiliser; culpabilité qui le pousse à s’exhorter, à se pousser à faire, à se remettre en mouvement pour assumer ses responsabilités (de parents, de conjoint, au sein de son travail, à l'école, au sein de la société...), et répondre aux injonctions de l'entourage et aux diktats de la société. Ce qui l'épuise encore davantage.

Pour ce recadrage, le thérapeute présente à son patient un autre niveau de lecture. En effet, si le patient ralentit et freine des quatre fers, c'est qu'il a de bonnes raisons, inconscientes certes, mais vitales pour lui. D'un point de vue des programmes archaïques de survie, le cerveau reptilien, qui assure la survie de l'espèce, n'a rien trouvé de mieux que de dire stop! Freiner permet de ne pas se prendre le mur, de ne pas se perdre davantage...Le thérapeute utilise des métaphores pour faire passer le message:
 

 " Votre cerveau a trouvé le disjoncteur, il a appuyé sur stop, vous allez enfin pouvoir souffler et récupérer" 
 

Cette injonction déguisée équivaut à freiner encore davantage le patient, ce qui représente déjà un 180° et impacte un changement stratégique.

2) Une deuxième phase, très caractéristique de la systémique, est de considérer le patient dans son interaction avec son entourage

...

 

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